J’ai vu les larmes des poissons
© Photographie Philippe Pubert.
J’ai vu les larmes des poissons
J’ai vu les larmes des poissons
Le jour où il m’a parlé à l’oreille
Je ne voulais pas être une femme banale
Je voulais être son étoile unique
Pendant quelques années lumière
Mais il ne m’a pas envisagée ainsi
Il m’a dévisagée un si beau soir
Sans comprendre mes mystères.
Sa cruauté parfois peut vous claquer aux quatre vents
Vous n’êtes plus rien qu’un grain de poussière
Un parmi tant d’autres sur sa route.
Si vous ne vivez pas dans son royaume
Ne pensez pas être cette étoile unique
Ne pensez pas voir les larmes des poissons
Il vous jettera loin des jours remplis
Remplis de vide ou de grains de poussière piétinés.
Vous n’existerez plus, il se déshabille de ses souvenirs
Il ne veut pas de peau de chagrin
Il préfère rester seul pour ne pas être un jour
Le grain de poussière piétiné d’un autre amour.
Ils m’ont dit « il va tout saboter »,
Je leur dis « je vois tout de sa beauté »
Et surtout ses imperfections.
