Palingénésie

                                     © Photographie Frédérick Madsen.



Palingénésie

  

Je te l’avoue, ton aura lèche mes je ne sais pas de petite fille. Je suis la fresque d’Orient qui soulève les coulisses de tes avenirs. Où suis-je ? Sur la scène des grands bouleversements. Mes yeux cernés de toi ne te voient que comme une étoffe tressée avec mes veines, comme le druide des germes de promesse. Tes paroles me dilatent la lèvre dans un météore vermeil, je reviens à moi comme un ver sans terre. Pas de voyage infirme. Quand nous partons, c’est ensemble, haleurs hallucinés de fil en aiguille. Ce fut mon baptême, aventure christique dans un monde kystique. J’ai appris par cœur la forme de tes rêves et la vapeur orangée de tes ça va ? Esclaves d’extase. Le soleil aujourd’hui nous fait des pieds de nez à n’en plus finir. Et j’ai dit oui. Simplement oui, le oui de l’embryon face aux sept merveilles du monde. Hors de toute angoisse, je m’interdisais de perdre ce sang-là. Je divague sous les vagues de la mort ensevelie et de la renaissance amoureuse. Méconnaissable. Sous les  étoiles filantes, raccourcis vers le paradis, je fuse vers une autre galaxie, notre galaxie. Victime facile, tu me glorifies pourtant. Tu connaîtras le monde par mes paroles, je te hisserai au delà du mauvais sort. Je fais le sermon d’être heureuse comme une valse. Je deviendrai botaniste de tes pourquoi, grelots de tes sans mot dire. Si tu clignes des yeux, tu gélifies ma lumière. Bonsoir, je vous désire à qui mieux mieux pour vous immortaliser. Mon Dieu, que la vie est profonde. Allons-y. Le mois prochain, je me marie avec ton rire pour le meilleur et pour le pire. Il ne restera pas vieux garçon. La boue nous boude. Les soleils ont pissé sur mon toit. Tu m’as sauvé de la défenestration. Toi, mon ma’lak, tu m’as greffé une aile qui luit.

 

 

 

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